Erik Saignes, dans l'atelier



Les techniques de gravure utilisées par Erik Saignes.

La pointe-sèche :
Le graveur attaque le cuivre nu avec une pointe, généralement d'acier, qui se tient comme un crayon. En traçant un sillon, la pointe soulève sur le bord un bourrelet de métal appelé "barbe". A l'impression, cette barbe retient l'encre et donne au trait de pointe-sèche sa note enveloppée, caractéristique. Le trait obtenu est flou et baveux, typique à cette technique

Eau-forte :
La plaque de cuivre est recouverte d'un vernis à base de bitume de Judée, de cire et de mastic. L'artiste trace son dessin à la pointe, mettant ainsi le cuivre à nu à l'endroit du trait. Le dessin terminé, on plonge la plaque dans un bain d'acide (acide nitrique, perchlorure de fer ou tout autre mordant) qui incise les tailles plus ou moins violemment. La plaque est alors retirée du bain, lavée et prête à être utilisée. Le trait obtenu est proche d'un trait dessiné à la plume

L'aquatinte :
Le graveur laisse tomber sur la plaque de cuivre des grains de résine plus ou moins gros. La plaque est ensuite chauffée jusqu'à ce que ces grains durcissent et forment autant de petits points résistants à la morsure. Le cuivre est creusé à l'eau-forte autour de ces grains, sauf dans les parties réservées au vernis. L'aspect de l'estampe est plus proche du lavis.

Vernis mou :
Autre procédé d'eau-forte donnant à l'estampe un aspect plus proche du dessin.

Monotype :
Procédé de dessin au pinceau, à l'encre d'imprimerie, sur plaque de métal pour tirage d'une épreuve unique à la presse. Nom de cette épreuve elle-même.